juillet 25, 2017

Expostion à l'Office de Toursime à Hauteville-Lompnes

Vernissage le Mercredi 02 Aôut à 11h à l'Office de Tourisme d'hauteville-Lompnes

Lili et Wiesław Fijałkowski: deux vies, un destin

Lui, un varsovien de souche, elle – née à Kiev. Ils se sont rencontrés à Moscou à la fin des années 60, tous les deux étudiants à l’Académie des Beaux-Arts et Métiers d’Imprimerie. Depuis 1974 ils vivent en Pologne. Chacun fidèle à ses propres choix artistiques, (Lili se réalise principalement en peinture, Wiesław reste attiré par 3D), ils partagent les mêmes valeurs en s’inspirant mutuellement. Engagés, présents dans la vie sociale, à travers leurs œuvres ils s’expriment sur les questions fondamentales pour la Pologne et pour le monde. Membres de plusieurs groupes artistiques, ils voyagent sur tous les continents, cherchent sans relâche leurs voies (aussi bien dans le sens propre que figuré). Tous les deux appartiennent au mouvement « le décentrisme ». Ils ont à leur compte presque 200 expositions et leurs œuvres se trouvent dans les collections en Pologne, Allemagne, France, aux Pays-Bas, aux USA, en Israël, Russie et au Canada.

L’ACTIFEX est leur première exposition en commun en France. 

Lili Fijałkowska

Au commencement était le graphisme... La carrière de cette talentueuse étudiante auprès des professeurs A. Gonczarow et W. Lachow a commencé  en Pologne, en tant qu’ illustrateur et designer dans les grandes maisons d’édition. La peinture est arrivée après – sur toile et sur porcelaine – suivie par la sculpture en céramique. Dans les années 90, de sa passion et de sa sincérité artistique, animées par son travail (directrice nationale) dans la Survivors of the Shoah Visual History Foudation de S. Spielberg, naissent les huiles et les aquarelles consacrées à la mémoire juive.  Dans les tableaux hauts en couleurs, poétiques, artiste recrée le monde perdu des petits villages de l’Europe centrale et orientale avec leur folklore et leurs habitants si proches des récits de Singer. (Cycles « Les souvenirs du monde imaginaire »,  « Les signes  d’identité »)

Le cirque est aussi un thème souvent présent dans l’œuvre de Lili Fijałkowska. Les personnages mis en scènes deviennent plus que réels dans notre imagination. Les couleurs vives, la lumière, les contours bien précis, la composition fermée (cette fois) soulignent la théâtralité suprême et subtile de l’arène. La délimitation entre l’imaginé et l’imaginable disparaît. L’observateur devient le spectateur. Pareil devant les nus de Lili. Ses femmes sont  en même temps irréelles et  très charnelles,  privées des attributs de féminité et pourtant belles. D’une beauté menaçante… (Femme au-dessus jaune, cycle « Mannequins »)

Ses dernières huiles, souvent inspirées des voyages, dans lesquelles le contour devient le fil conducteur de la composition, ont tracé de façon naturelle le chemin vers  les techniques numériques. L’Artiste teste les limites du polymorphisme de ses propres toiles.

 Après 40 ans de créativité, Lili Fijałkowska revient aux sources…

 

 Lili Fijalkowska, Continent Varsovie, huile sur toile

 

 

 

 

 

 

 Lili Fijalkowska, Les souvenirs du monde imaginaire, huile sur toile

 

 

 

 

 

 

Wiesław Fijałkowski

Il a étudié les arts d’impression à l’Académie des Arts et Métiers d’Imprimerie.

Il pratique la sculpture et céramique artistique. L’argile est sa matière de prédilection. Il lui laisse sa couleur naturelle pour souligner  son aspect tellurique et symbolique (série « Tours » et une bouleversante installation « La mémoire du passé ») ou - au contraire – il utilise des couleurs vives et crée des objets improbables, mais non dépourvus d’esprit ni concept, dont la matière est croisée avec la forme et le sens.

 

Wiesław Fijałkowski est associé au mouvement « le décentrisme » (les sculptures Petit déjeuner parisien, Les sons vibrants) qui a commencé dans la peinture à la fin des années 80 à Varsovie et a vite été adopté par d’autres arts (graphisme, poésie, musique, film) en trouvant des adeptes dans le monde entier.

 

De son art il dit : « Pour moi, le décentrisme est une interprétation immatérielle d’un espace environnemental exprimée sous forme de conjecture et avec une approche sensuelle pour la forme. C’est un indéfini dans le temps et l’espace. Il est au de-là  de la compréhension schématique. Le décentrisme stimule la pensée et l’imagination du spectateur et encourage l’effort mental, ce qui n’est pas évident dans la réception de l’art contemporain. Il est très difficile d’exprimer l’idée du décentrisme en utilisant une forme dans l’espace. Il est plus aisé de le montrer en art peint où les contours d’une surface nous montres les limites. C’est pourquoi, j’essaie d’utiliser des symboles pour montrer le moment insaisissable. Ceci est bien visible dans la composition « Les sons vibrants » dans laquelle j’ai essayé de saisir le moment de réception du son. De cette manière j’ai combiné l’espace spirituel du spectateur avec la musique. L’idée principale de ce travail est une tentative de saisir l’insaisissable, indétectable au toucher - même si c’est une sculpture. Je souhaite que ma pensée décentrique  entoure largement  la réalité et qu’elle suscite chez le public le désir d’explorer cette idée. »  

 

 Ewa Matczak, commisaire de l’exposition

 

W. Fijałkowski, Kabuki, argile chamotte émaillée

 

 

 

 

 

 

 Wieslaw Fijalkowski et sa Melpomѐne (argile chamotte, émaillée)